Introduction



Un monde secret, dangereux.
Une prophétie noire, merveilleuse.
Des peuples étranges, cachés.
Une aventure extraordinaire.
Lorsque Aurelianne Snowhawke, treize ans, découvre un mystérieux pendentif, son entourage et elle commencent a devenir la proie de créatures fantastiques, parfois magnifiques, parfois monstrueuses.
C'est la que commence une fabuleuse épopée qui les meneront aux confins d'un autre monde, afin de détruire le ténébreux Macrisar.


Voici le lieu où je publie mon (fabuleux) roman! Il est en cours depuis longtemps, et j'espère bien le finir un jour :P En tout cas, je peux vous dire que j'ai la conviction!
_J'accepte la pub, mais ne soyez pas eccessifs.
_Vous avez le droit à ne faire qu'une seule fois de la pub.
_Je raffole des com's, laissez moi-en, ça me permet de m'améliorer! (C'est comme ma paye! ;) )
_Voici mon forum: Cataclysm
_Favoris: Je décide
_Amis: Même chose (mais en général j'accepte tout le monde xD)
_Voici ma deuxième fiction: Crépuscule de Cendres

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Les textes de ce blog sont sous licence Creativecommons.

Je vous invite maintenant à oublier ce monde et à pénétrer dans l'univers à la fois merveilleux et terrifiant de La Guerre des Ombres, Tome I: Sorcebrumes (titre définitif)

Note: Sur papier, je suis à peu près toujours un ou deux chapitres en avance :P

# Posté le vendredi 07 août 2009 13:35

Modifié le dimanche 24 janvier 2010 11:51

Entr'Monde [RÉSUMÉ/PROPHÉTIE]

Entr'Monde [RÉSUMÉ/PROPHÉTIE]
Au creux de l'arbre, les sept seigneurs versèrent leur sang
Ch
aque goutte prit une forme
Chaque for
me se fondit dans la nature
Les seigne
urs prirent leur envol, et partirent au loin.
Cha
cun eut soudain une soif de pouvoir et ils s'entretuèrent
Les
sept gouttes bien placées sous le Chêne, se changèrent en clefs, et se dispersèrent, de façon à ce qu'elles ne se touchent plus.
La hain
e déchaira le monde en deux, et elles allèrent dans un autres.
Mais le cho
c les sépara en deux: une forme humaine et un objet.
Le mal en
gendré par la guerre des seigneurs devait se faire détruire.
A
insi, décendants des Sept Seigneurs, la Guilde naquît.
Le Coeu
r
Le Gardien

Le Protecteu
r
L'Acteur
L
e Guerrier
L
'Oracle
Le Gu
érisseur
Ser
ont ceux qui nous sauverons du Dernier Cataclysme.

# Posté le lundi 14 avril 2008 16:43

Modifié le lundi 19 octobre 2009 21:17

Table des matières

Une petite Table des Matières pour pas s'égarer quand le blog sera rempli:

Page I:
-Prologue
-Chapitre I (Intégral)
-Chapitre II (Partie I)

Page II:
-Chapitre II (Partie 2)
Table des matières
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# Posté le lundi 19 octobre 2009 21:31

Prologue: Par l'ombre et la flamme

Prologue: Par l'ombre et la flamme
Dans les débris de la bibliothèque d'Alexandrie, dans ceux de l'Atlantide, dans les temples de Babylone, au creux de la comète d'Adonis, dans toutes ces choses qui furent dévastées à cause de cette connaissance, se trouvent des archives qui parlent d'une légende. Ces écrits, héritages d'antiques nations, alimenta pendant des siècles la curiosité de plus d'un explorateur, à la recherche du secret dissimulé en ces pages qui essayaient tant bien que mal d'interpréter le message codé. La Bible en parle encore, la Pierre noire de la Kaaba le dit également dans ses sillons sacrés. Nous ne sommes pas seuls.
Nous sommes la copie d'une copie, qui elle même l'est d'une autre, et ainsi de suite, à la puissance dix, mille, ou même à l'infinité. Chaque choix, chaque geste créé une nouvelle réalité.
Il existe un de ces lieux qui est bien intriguant, où la guerre n'est que rumeur. Est-ce ses secrets, son Histoire? Ou est-ce pour l'unique raison que c'est la seule des copies qui n'ait jamais accepté les humains.
Ce monde magnifique se compose de tout ce que l'on pouvait qualifier de "paradis", le Paradis à proprement parlé étant le mystère le plus épais jamais connu. Calendrice, qu'il s'appelle, aussi surnommé Gaia par les anciens grecs et Nibiru ou Marduk par le peuple babylonien.
Au nord, se dresse le pays de Borëa dans les hauts plateaux de l'hiver éternel qui s'élèvent vers la Contrée Oubliée, le Royaume Abandonné des plus grandes, des plus majestueuses, des plus anciennes cités naines, aujourd'hui détruites et abandonnées. De sombres légendes, à son sujet, ont traversé les frontières, mais encore aujourd'hui on dit que les spectres des anciens seigneurs nains seraient devenus des Liches alliées au Sombre Seigneur, maître de Maarken, le Royaume Ténébreux de l'est, siège de la mort et de la terreur, puis vers l'ouest, jusqu'aux forêts tropicales des Terres Infantiles dont les ruines antiques, rappelant celles de nos mayas, abritent des créatures sauvages qu'il vaut mieux ne jamais croiser.
Puis viennent les régions côtières et les ports d'Eucalidria. Réputée pour la pêche et son commerce fleurissant, il est reconnu, depuis longtemps, comme le pays le plus riche de Calendrice mais aussi l'un de plus puissant grâce au pouvoir des mages qui s'y sont établis.
En s'enfonçant dans les terres, on devient vite la proie de L'Icarie, le royaume du sable et des Chamans, et dont le plus grand désert au monde garde à jamais les fous qui s'y aventurent.

Les rumeurs couraient depuis un temps. Les tambours sonnaient au fond des sous-bois de Cair Bansith. Le Feu-de-Givre commençait à prendre la couleur du sang, de la poussière et du désespoir. On le sentait dans l'air, on le buvait dans l'eau, on le goûtait dans le pain: la Porte s'était réouverte, et tout le mal qui s'était exilé en Maarken approchait, son sourire hideux déchiré de dents acérées et des hurlements de souffrances comme masque.


[center]J'ai échoué cher frère. Malgré toutes les restrictions que j'ai utilisées, je n'ai pas réussi. Le nouveau Sombre Seigneur pourra ainsi se créer. J'ai laissé passer Tom Sylverön et Haryana D'Annyan. Il ne me reste qu'une initiative, préparer le peuple. Si leur enfant est un garçon, la Prophétie Ténébreuse s'activera, mais s'ils ont une fille, nous aurons peut-être une chance. L'héritière de ma maison, Laelyan Bansith, doit absolument avoir un gardien dévoué à partir de ses huit ans. J'ai déjà choisi l'élu, un jeune gardien apprenant à maîtriser l'art ancestral des dryades. Malgré tout, je tremble aux possibilités qui s'annoncent. Espérons que Gwynn la Fin saura nous épargner...
Amaryllis

***

Tom avançait péniblement dans les Grottes de feu. La poussière recouvrait ses membres, et la sueur plaquait ses vêtements et ses cheveux péniblement. Le jeune garçon s'était inconsciemment entraîné dans une quête qui s'avérait être mortelle : ses deux amis étaient mort, l'un avalé par un ravin de lave et l'autre dévoré par une goule. Il ne restait plus que lui, Haryana, sa bien-aimée, ainsi que la chère Rhonwynn, une simple gouvernante ayant risqué sa vie pour prendre soin du futur enfant du couple. Sauf que cette aventure n'annonçait rien de bon.
Le Sombre Seigneur de Maarken, Shakahaï, avait décidé de placer des pièges, un peu partout dans les cavernes, qui détectaient un mal pur, et étant soécialement conçut pour faire tomber les bonnes créatures dans les bras de Gwynn. Tom étant le seul à avoir été "reconnu", le Seigneur des Ténèbres, que la mort gagnait, avait alors lancé ses terribles orques à ses trousses pour en faire un héritier potentiel.
Les rescapés s'étaient cachés dans une pièce cachée du labyrinthe de roc et de flammes. Le jeune homme sillonna fossés et veines en direction du refuge, unique lumière dans un lieu ne respirant que ténèbres. La faible luminosité n'améliorait pas sa tâche, mais c'était tout de même ça...Il pouvait entendre le bruit assourdissant et le fracas des armes et armures de ses poursuivants.
Un tournant l'emmena tout près d'un profond ravin rempli d'une lave bouillonnante qui faisait fondre tranquillement les parois rocheuse, telle une érosion marine mise en accéléré. Le Refuge était tout proche, maintenant. Il le ressentait avec un curieux mélange de fébrilité et de crainte, mais en vibrait tant qu'il eût peur de provoquer un éboulement. Le jeune homme tira une corde de chanvre de son sac aux motifs fins du peuple bansith, et fit un noeud bien serré autour de son poignet. Un coup de paume par-ci, un noeud par-là, il s'offrit un lasso rudimentaire au bord du gouffre.
Il se laissa glisser un moment, avant de sentir que la chaleur devenait presque insuportable. Une seule bulle qui éclatait menaçait de lui manger les chairs jusqu'aux os. Le seul problème était que ce genre d'incident semblait toujours prêt à happer la vie du petit escaladeur. Il donna un dernier coup de rein pour se propulser à peine un mètre plus bas, où il s'échoua dans une ouverture dissimulée par un simple drap de lin.
Pas plus grande qu'un cabanon, elle abritait une jeune fée aux cheveux d'ambre qui semblait endormie, ainsi que la fidèle Ronhwynn, qui veillait malgré son âge avancé sur elle. Tom fit un mouvement indiquant un certain désir d'éveiller la jeune fée, mais la vieille l'arrêta d'un geste de main qui en disait beaucoup. Le jeune homme laissa tout de même ses yeux se déposer délicatement sur le corps assoupi de sa compagne. Haryana avait les ailes déployées, de couleur miel. Elle avait déjà le ventre très rond, de la taille pour le neuvième mois de grossesse, autre raison de l'acharnement de sa gouvernante pour l'assister, la progéniture désirant de plus en plus dire bonjour au Monde, malgré la période de grossesse encore trop courte de quelques deux ou trois semaines. Haryana se réveilla doucement. Le sixième sens de la jeune femme était toujours actif. Elle regarda son amant avec tendresse.
"Tu sais, elle sera bientôt là, annonça-t-elle d'une voix faible.
-Qui ça, elle? répondit Tom.
-Notre fille, pardi!
-Je te rappelle que ce sera un garçon, et déjà prédisposé à s'appeller Arawn.
-Non, ce sera une fille, et elle portera le glorieux nom d'Anvandiel.
-Celle à la voix qui porte loin? Tu ne crois pas qu'elle testera avec un peu trop d'enthousiasme ses cordes vocales avec un nom pareil?"
Haryana l'affecta d'un geste peu respectueux, une moue qui en disait long sur le visage.
"Tu n'a pas trop souffert? continua Tom.
-Pourquoi aurais-je souffert? Anvandiel prend du repos pour le moment, lui répondit-elle, de retour avec sa voix calme et posée. De toute façon, l'air est chaud et les couvertures sont bien confortables. Je n'ai pas même la trace de la moindre courbature.
-Silence."
La voix de Ronhwynn retentit pour la première fois, presque depuis le début du voyage, même si ce n'étais qu'un chuchotement. Tom n'eut cependant pas le temps d'en être surpris, l'expression du visage de la gouvernante et son sifflement étant plus qu'inquiétant. Les yeux gris perçants de la servante pointèrent la toile de lin. Leur seuil semblait vouloir leur annoncer un inévitable. Le jeune homme dégluti.
On entendit les cris de confusion des fomoires à l'extérieur. Étant d'une intelligence relativement faible, ils ne remarqueraient rien pour un certain moment. Tom retint sa respiration. Un lourd silence pesa sur l'âme de chacun. Même les tempétueux gargouillement du magma en fusion étaient lointains. Seuls les grognements provenant du dessus de leurs têtes se réverbéraient dans leurs chairs, esprits et coeurs.
La tension était à son comble. Quelques minutes passèrent. Ces minutes se transformèrent en heures. Tom ne savait pas ce qui se tramait, mais un mauvais pressentiment le tenaillait. Au loin, de légers frottements retentirent, suivis de cognement, comme si leurs poursuivants tentaient vainement de clouer quelque chose. Ce quelque chose resterait sûrement à jamais inconnu. Haryana lui prit la main et la serra avec inquiétude. Le jeune homme tourna la tête en direction de Ronhwynn, et ne fût guère surpris de voir qu'elle priait.
Soudain, la jeune sylvide étouffa un soupir désespéré, faisant casser le mur de silence. Pliée en deux, elle s'exclama en tentant de faire le moins de bruit possible:
-Tom! Je le sens... Il arrive!
Le jeune homme n'eut pas besoin de spécifications que déjà il quémenda l'aide de la gouvernante. Ronhwynn rampa vers eux, toujours sans bruit, puis sortit une gourde d'eau et un chiffon qu'elle aspergea avant de le mettre sur le front de sa protégée. Elle déchira un pan de sa robe et lui offrit.
-Mordez-le.
Haryana obéit sans broncher, une grimace déchirante lui déformant son beau visage. La gouvernante lui écarta les jambes, dévoilant une flaque d'un liquide incolore qu'avait créé le liquide amniotique. Elle envoya un regard apaisant droit dans les yeux de la jeune mère.
-Poussez, dit-elle. Poussez, mais sans retenir votre respiration, et par courts intervalles réguliers.
La jeune femme hocha de la tête. Elle tenta de reproduire les dires de Ronhwynn, mais cela restait vague et maladroit. À chaque poussée, elle lâchait un hurlement tétanisant. L'opération se déroula pendant des heures. Tom ne comptait plus le temps, il ne se rappelait même plus de l'existance de celui-ci. En haut, l'accouchement avait éclairé la voie aux fomoires, qui s'acharnaient maintenant à descendre. Ce ne fût que lorsqu'ils furent en train de se laisser glisser le long de la corniche que Ronhwynn s'écria enfin :
-Je vois sa tête! Allez, chère Haryana, maintenant, poussez à votre maximum!
La jeune femme se contracta et devint rouge tellement elle semblait déterminée à faire sortir cet enfant. La gouvernante avait les mains prêtes à l'acceuillir.
Soudain, des larmes de joie brouillèrent la vue de chacun. Un petit être était lové dans les mains de Ronhwynn. Il était tout minuscule, et déjà rose comme l'aube. De ses mains potelées il pointait le ciel, et de sa voix cristalline il gémissait. Un spectacle qu'il en était rare d'en voir de si beaux. La gouvernante le nettoya avec la gourde.
-Regarde, dit Tom, elle est blonde, comme ta mère.
Le visage d'Haryana s'illumina d'un intense sourire. Elle recueillit le nouveau-né dans ses bras et admira ses grands yeux d'un brun-doré magnifique. Elle lui caressa la tête, et le petit être arrêta de pleurer pour la regarder de ses yeux curieux. La jeune femme pleura de joie, malgré les épreuves qu'elle venait d'endurer. Un moment inoubliable. Elle profita de l'instant pour vérifier le sexe de l'enfant. Une fille. Comme les dires de Tom. Anvandiel. Au sens littéral, celle à la voix qui porte loin. Au sens figuré, celle à l'Aube d'Autre-Lieu.
Ronhwynn reprit le bébé en s'empressant de lui fabriquer une couchette.
Soudain, un énorme craquement secoua la caverne, ramenant ses occupants à la réalité. La petite Anvandiel éclata en sanglots. Des créatures à la peau d'un brun si sombre que le noir semblait cousin déchirèrent le rideau qui servait de seuil pour débouler dans l'abri de fortune.
Leurs épées étincelèrent. Haryana hurla, puis Tom tira son arme. D'un cri rageur il envoya valser la tête d'un fomoire sur la paroi rocheuse, puis fracassa le crâne de son voisin avec son pommeau. Il enchaîna bottes, feintes et coups de tailles, mais il ne pu résister. Ils étaient trop nombreux. Le jeune homme vit des étoiles. La dernière chose dont il se rappela fût le visage effrayé de sa bien aimé, les yeux jaunes d'un fomoire la menacer, et... Mais ou était donc Ronhwynn et le bébé?

[center]***

-Vous avez réussi? Surprenant de votre part...

Les fomoires tentèrent de se faire plus petits. Ils étaient dans une grande salle, aux décorations abondantes. Un tapis finement ouvragé menait en ligne droite vers un somptueux trône d'ivoire sculpté. Un homme s'y tenait, bien calé dans le siège. Ses robes rouges semblaient vouloir le noyer dans des torrents de tissus couteux, et ses cheveux d'un écarlate profond se fondaient avec.
Quant aux fomoires, ils traînaient une petite silhouette à moitié sonnée, enchaînée, sans ménagement.
D'imposantes créatures se placèrent aux côtés du Sombre Seigneur. Enveloppées dans une grande toge à capuchon noire déchiquetée et le visage caché par un voile sombre, deux sortes de branches d'arbres morts leur recouvraient leurs épaules. Trois rapiéçages se tenaient là où aurait dû se trouver leurs yeux et leur bouche, fendue en un sourire terrifiant jusqu'à l'emplacement habituel des oreilles.
Le Sombre Seigneur tira un athamé des pans de sa toge couleur sang. Depuis la fenêtre, tous purent voir le ciel s'obscurcir et devenir orageux. Shakahaï leva la main gauche et lança une incantation en une langue antique.
Un intense brouillard noir enveloppa alors la pièce, la seule lumière étant celle bleutée de la dague enchantée. Soudain, toute la brume fut aspirée par la lame qui diffusa un étrange scintillement doré. Shakahaï fit signe à ses gardes d'immobiliser le prisonnier. Deux grandes créatures bien bâties lui serrèrent les bras et les jambes. Le seigneur des ténèbres, se coupa et fit boire quelques gouttes de son sang au jeune Sylverön. Tout à coup, sans crier gare, se l'enfonça violement dans sa propre poitrine. Tom se tira des mains des gardes et hurla de douleur, plié en deux, comme si c'était lui qui venait de se faire tuer. Soudain, le corps du jeune homme changea, le transformant. Ses cheveux moururent en quelques secondes, ses yeux se voilèrent, sa peau prit une teinte grisâtre, et une paire de cornes déchira son cuir chevelu. Le visage du garçon fût prit de violent spasmes, puis s'effrita, laissant qu'un masque de décomposition. La suite? Tout le monde la connu. Tom se fit appeler Macrisar, ou Celui qui torture. Son âme avait été détruite, réduite au néant. Seul la haine animait désormais le jeune homme. Jamais il n'aurait pu croire un seul instant qu'ainsi, un livre aux pages jaunies venaient de prendre toute une importance.

# Posté le lundi 14 avril 2008 17:22

Modifié le mercredi 20 janvier 2010 18:16

Chapitre I: Où l'on sait que le monde monotone ne l'est pas toujours

Chapitre I: Où l'on sait que le monde monotone ne l'est pas toujours
C'était un jour de printemps. Le 4 mars, tout au plus. Des cordes de pluie se laissaient rebondir lassement sur les parois de la montagne Pleureuse, près de Winterhollow. Une sorte de chant envoûtant provenait de la seule caverne que possédait la montagne, causé par l'eau qui virevoltait ça et là. Le lac était déchaîné, envoyant voler les algues et poissons qui étaient supposés dormir à cette heure. Si on regardait la lune, on aurait pu dire qu'il était environ minuit moins le quart. L'astre était plus lumineux et plein que jamais, et il projetait ses puissants reflets argentés sur la tempête d'en bas. Les arbres poussés par le vent entamaient une sorte de danse gracieuse en lâchant des feuilles partout, faisant comme si le sol se soulevait par lui-même... Au loin, près du village, à l'orée de la forêt, se promenait –si l'on pouvait appeler ça se promener- une mystérieuse forme noire. La silhouette portait une cape d'un noir si sombre que l'on aurait pu croire qu'elle était fabriquée avec de l'essence du ciel. La forme était encapuchonnée par la capuche qui aurait habituellement pendouillé de la cape. Une épée de fer restait sagement insérée dans un fourreau digne d'un roi. Sur le visage de l'ombre reposait un masque d'un fer plus étincelant encore que celui de l'épée longuement astiquée. Mais le plus étrange restait que le masque ne ressemblait à rien – et à tout en même temps. Deux petits trous laissaient entrevoir des orbites vides, et plusieurs fentes verticales permettaient à la créature de respirer. La silhouette ne venait pas d'ici... On aurait pu dire qu'elle venait de la Chine, mais cela ressemblait aussi à quelque chose de français... Il y avait quelques touches arabes, mais rien ne concordait vraiment. La forme se rendit un peu plus loin vers la ville et soudain, une voix glaciale et rauque laissa échapper :

-Je sais qu'ils sont ici... Ils ne peuvent pas se cacher!

Sa voix glaciale se répercuta dans chaque matière de la vallée. Alors, une multitude de corbeaux aussi sombres que la cape de l'ombre sembla s'échapper de son corps. Les oiseaux voletèrent un moment autour de lui, avant de se laisser emporter par le vent, dirigé étrangement vers le village de Winterhollow. Leur chef disparu tout à coup dans une brume noire. L'essaim de corbeaux plana un moment autour du village, avant d'y rentrer pour de bon. Ils saccagèrent tout ce qui se trouvait sur leur passage, détruisant magasin, écoles, cinémas et musées. Heureusement que les habitants étaient tous endormis, sinon, il y aurait eu un massacre. Ce ne fut que lorsque la ville fut complètement ravagée que le nuage de rapaces quitta l'endroit.

***

Aurelianne s'agita dans son sommeil. Quelque chose avait troublé ses rêves. Une sorte de bruissement d'ailes, mêlé à des bruits sourds. Soudain, elle entendit un « CRAC » retentissant qui lui brouilla la cervelle. La jeune fille ouvrit avec peine un ½il. Il faisait si noir dans ce petit village d'Irlande! Son ½il ouvert se tourna instinctivement sur le cadran. Il était minuit. S'efforçant de bouger un petit peu, elle ouvrit un deuxième ½il et s'étira avec fougue, débloquant ses muscles engourdis, et faisant craquer quelques os qui étaient restés trop de temps sans bouger. La jeune fille bougea alors ses pieds, qui eurent la même réaction que ses bras. Elle passa nonchalamment sa main sur son front, comme si elle cherchait à essuyer une eau qui n'existait pas.

En grognant un peu fort d'une voix enrouée qui n'était pas la sienne, Aurelianne se résigna enfin à se lever, puisque la soif d'aventure nocturne commençait prendre raison d'elle. Prenant soin de ne pas faire trop de bruit, elle déposa ses pieds légers sur le sol, faisant légèrement grincer les lattes du parquet. La jeune fille tenait à peine sur ses courtes jambes encore gorgées de sommeil. Du haut de ses treize ans, Aurelianne avait la taille d'une enfant de dix ans ! Elle avait des cheveux blonds dorés en bataille, légèrement ondulés, qui lui arrivaient à la poitrine et qu'elle attachait souvent, histoire de mettre une forme à ces cheveux qui avaient l'air de ceux d'une femme de Cro-Magnon. Une mâchoire volontaire était sous ce nez légèrement retroussé, qui donnait un air moqueur à ses yeux d'acier. Dans son pyjama bleu trop court, Aurelianne donnait l'impression qu'elle était petite joueuse-de-tours incorrigible. Mais au fond de ce corps frêle s'activait une forte humeur de rêveuse. Aurelianne était passionnée par les livres –qui jonchaient pitoyablement le sol de sa chambre-. Surtout les contes et les romans fantastiques. Depuis qu'elle était toute petite, Aurelianne était à la recherche d'un objet magique quelconque ou d'une caverne remplie de sirènes, ou encore de forêt habitée par des fées et des lutins. C'était loin d'être un jeu ; Aurelianne faisait de vraie et de dures recherches, qui lui apportaient de nombreuses écorchures et ecchymoses. Si l'on demandait à Aurelianne comment elle se les étaient fait, elle répondrait tout simplement : C'est les blessures du métier !

Aurelianne entrouvrit la porte. Derrière, le couloir sombre était vide, seul Gus, son chat, l'explorait. Se disant que Gus était encore loin de trouver la parole et dire à sa mère, Amélie Snowhawke, qu'elle était sortie en pleine nuit était très peu probable, la jeune fille se hissa derrière la porte et fit face au corridor. Une fenêtre ouverte donnant sur le lac laissait balancer ses rideaux dans le vide au rythme du vent. Aurelianne passa devant, regarda dedans et vit que dehors, la pluie s'était arrêtée. Elle avait fait place à une chaleur douce qui s'accentuait légèrement pendant les brises. L'adolescente abandonna l'ouverture pour aller chercher sa veste, une vieille chose brune, et sortit de la maison.

L'air frais s'engouffra dans ses entrailles, faisant comme la purifier. Il faisait aussi balancer calmement ses cheveux. La jeune fille referma la porte derrière elle. Une légère forêt de conifères entourait la maison des Snowhawke, et celle-ci était face aux montagnes et au lac. Aurelianne décida d'aller faire un tour au village. La nuit était le seul moment pour elle de rester seule et de faire le point sur ce qu'elle avait vécu aujourd'hui. C'était aussi le seul moment où le village n'était pas bondé de monde. L'adolescente arriva sur la Grand-route, et commença à avancer péniblement.

Elle repensa à son père, Drew Snowhawke, qui était mort d'un accident de voiture, en sauvant sa mère. Ils s'étaient rendus au théâtre, cadeau de mariage de la grand-mère d'Aurelianne, et un chauffeur d'autobus saoul leur avait tombé dessus. Aurelianne était encore qu'une petite crevette dans ce temps-là, vu qu'elle avait dans les alentours de deux mois. Alexander, son grand frère, avait un ans peine. Tandis qu'Andrew, leur petit frère, n'avait jamais encore vu le jour. Lors du choc de l'accident, le père d'Aurelianne les avait poussés ; Alexander, Amélie, Antony (le grand-père Snowhawke) et Aurelianne. Le père et la grand-mère n'avaient pas eu le temps de sortir, et ils avaient péris sous l'explosion mêlée à l'aplatissement complet de la voiture. Et ce fut ainsi que la famille Snowhawke fut brisée.

Ensuite, Aurelianne repensa à sa journée. Aujourd'hui et toute la semaine, c'était la fameuse semaine des aventures, organisée par les écoles de Winterhollow. Le matin, Andrew avait réveillé toute la famille parce qu'il voulait des crêpes. Ensuite, avant le petit-déjeuner, Aurelianne avait pris sa douche et avait hurlé pour qu'on l'entende dans tout le village qu'il y avait une araignée grosse comme un poing qui tissait sa toile sous les gouttes d'eau. Ensuite, le soir venu, Alexander s'était cogné la tête si fort sur la rampe d'escalier qu'il en était tombé dans les pommes, et Amélie avait juré qu'il n'avait pas besoin d'aller à l'hôpital, malgré les protestations d'Aurelianne. Lorsque la nuit était survenue, l'adolescente avait sortit un livre de légendes et avait lu jusqu'à onze heures du soir. Ensuite, il y avait eu ce gros « Crac » qui l'avait réveillé. Cela avait fait d'une journée d'"aventure" une journée atrocement pénible.

Perdue dans ses pensées, Aurelianne n'avait pas eu le temps de réagir face à l'objet qui la fit trébucher. La jeune fille laissa échapper un petit cri de surprise. Face contre terre, elle s'était fait mal à la joue. Elle se releva péniblement à l'aide de son coude. Elle s'était enfargée dans un tas de débris. L'adolescente, intriguée, observa autour d'elle pour savoir d'où venait-ils. La boutique à sa droite avait carrément tout été ravagée. Un gros trou avait été fait dans la vitrine, et toute la marchandise avait été mise à terre. Aurelianne remarqua aussi que la boutique n'était pas seule : tous les autres établissements de la rue avait été endommagés. C'était donc de là que venait le mystérieux « crac »... Mais la chose la plus étrange restait qu'aucun habitant de Winterhollow n'avait remarqué quelque chose.

Aurelianne ressenti une douleur aiguë de la plante du pied au mollet. Elle hurla de douleur, réveillant peut-être les voisins. Son pied gauche avait renfoncé dans le tas et l'asphalte l'avait tout égratigné, et avait lacéré ses chaussures mises en vitesse. L'adolescente le retira d'un coup sec, laissant de nouveau sortir un hurlement. Elle commença à avoir des larmes qui lui embuaient les yeux. Ça lui avait porté un bon coup ! Elle s'essuya le visage du revers de sa manche et ouvrit les yeux. Elle voyait plus clair à présent. Elle observa attentivement aux alentours craignant soudainement que quelqu'un arrive : et si sa mère l'apprenait ? Elle serait foutue...

En tournant régulièrement la tête dans tous les sens, elle crut entr'apercevoir un éclat doré. Intrigant... Aurelianne refit le même geste, dans l'espoir de le re-remarquer, et l'éclat doré apparut une autre fois. Comme c'était étrange... Le soleil était pourtant encore loin de se lever... L'adolescente continua à nouveau, l'éclat doré revenant une autre fois, et conclu qu'il venait du tas de débris. Elle approcha lentement sa tête de l'endroit d'où il provenait. Au fond du trou que le pied d'Aurelianne avait fais dedans, un petit objet y sommeillait. La jeune fille le prit et l'observa attentivement. C'était un saphir d'un bleu plus pur que tous les autres coulé dans de l'or miroitant. Quelques étranges signes ressemblant à des runes anciennes semblaient gravés depuis des siècles dans le métal. Cela ressemblait étrangement à... une étoile...Aurelianne n'aurait su dire pourquoi. L'objet faisait danser des reflets dans le visage de l'adolescente. Soudain, elle entendit un bruit. Comme un mélange d'une vitre qui explose et d'un crissement du fer griffant un tableau. Aurelianne commença à paniquer. Elle fit un bref coup d'oeil autour d'elle même. Puis rangea précipitament l'étoile dans sa poche, là où elle était en sécurité. La jeune fille était aux aguets. Aurélianne fit quelque pas en arrière avant de se retourner pour courir jusqu'à chez elle. Après quelques tournant elle prit une pose pour souffler une peu. Elle recommença sa course éffrainée quand elle s'arrêta devans la forêt. Elle avait cru apercevoir un mouvement dans celle-ci. La jeune fille nit prit pas attention, et repartit, à la marche cette fois-ci. Elle ressentit malheureusement qu'on la tirait vers l'arrière; non, vers le sol, et elle tomba lourdement. Elle retourna vivement la tête dans la direction de son assaillant et découvrit une bande de petites créatures ressemblant à des adolescents à la peau verte, pas plus grands qu'un piccolo, armés de lances, d'arcs et de catapultes miniatures. D'ordinaire, ils auraient fait rire Aurelianne, mais cette fois-ci... Ils avaient quelque chose d'effrayant.

-Donne-nous la clef, humaine, annonça fièrement un des petits lutin –probablement leur chef-, de sa petite voix flûtée en menaçant la jeune fille de sa hallebarde-cure-dent.

-Mais quelle clef? rétorqua Aurelianne.

-Bon, ne fais pas l'innocente : on sait que tu es au service de Macrisar et que tu veux lui approprier cette clef pour qu'il domine le monde des Onx. Donc, donne-nous cette clef!

-Mais je n'ais pas de clef! Et qui est ce Macrichose?

-Oui tu en as! Et ne me fais pas croire que tu ne sais pas qui est Macrisar quand même!

-Bah c'est ce que je fais.

-Bon d'accord, je dois avouer que tu n'es pas assez résistante (il parlait de la facilité à laquelle Aurelianne avait été attrapée) pour être une disciple de Macrisar...

-Tu me traite de frêle?!

-Euh..Bah...Pas exactement... Ce que je voulais dire, c'est que Macrisar n'engage que les guerriers les plus cruels, ceux qui massacrent... Il a l'intention de dominer Calendrice -ne me demande pas ce que c'est- et de tuer tous les habitants qui s'opposeraient à sa dictature. Tu voit le genre de fou...

Aurelianne hocha la tête.

-On dit qu'un jour, un petit groupe de personne aux pouvoirs extraordinaires qui défieraient Macrisar et qu'un de ceux là le tuerais, libérant alors le monde... Mais tu doit ne rien croire ce que je te dis, tu es une Onx.

-Non, je vous jure que je vous croit. Certaine personnes n'y croiraient pas, mais moi, je suis différente... En tout cas, je me sens différente.

Le lutin se mit à hésiter. Aurel' sentait que quelque chose n'allait pas... ou allait trop bien. Il se retira, laissant à Aurelianne le soin de se relever, et entama la conversation avec ses confrères. La jeune fille n'osa pas essayer de les comprendre, sa bonne morale lui interdisant autant d'impolitesse. Même étant de nature légèrement sarcastique et farceuse, elle ne pousserais pas si loin. De plus, en voyant l'air renfrogné de ses petits compagnons, elle n'osa même pas les interrompre pour leur indiquer l'heure. Soudain, le chef laissa ses guerriers et se rapprocha.

-Bon... Commençons par le commencement. Je me nomme Fershy Marstenwick et je suis chef de la légion des lutins. Et toi quel est ton nom?

-Je suis Aurelianne Snowhawke, et je suis étudiante à Winterhollow's College.

Le lutin se rapprocha encore plus, comme de peur que quelqu'un ou quelque chose ne les entendent. Ses petits pieds avancèrent d'un pas timide mais assuré et il rejoignit ses mains en porte-voix.

-Nous avons toutes les raisons de croire qu'il faut a-b-s-o-l-u-m-e-n-t te parler, chuchota-il. Organise quelque chose, n'importe quoi, mais tu DOIT te rendre à la forêt Ferland. Un évènement important s'y produira. Les prophètes essayerons de convaincre ta mère de contacter une des personnes les plus vitales pour ce moment. Là-bas, tu recevra des informations. Je n'ai plus le temps, il faut que je rentre. Si les agents de Macrisar sentent ma présence, ils ferons tout pour empêcher que Cela ce produise... Et, demain, ton village sera infesté de gros corbeaux noirs, surnommés les Turnfalkens, et de leur chef, la Dame Corneille.

Soudain, ils disparurent. Aurelianne resta stupéfaite. Toute l'armée de lutins avaient disparu dans un flot de lumière blanche. La jeune fille, étonnament calme, décida de rentrer. L'air commençait déjà à se réchauffer, ce qui annonçait la venue du jour dans quelques heures. Aurel' regarda un dernier instant les étoiles éphémères, et retourna chez elle.

Ce roman est sous la protection de Creative Commons

# Posté le lundi 14 avril 2008 17:27

Modifié le dimanche 26 juillet 2009 17:01

Chapitre II: Les corbeaux

Chapitre II: Les corbeaux
Aurelianne se frotta les yeux pour la énième fois. Elle avait dormit presque jusqu'au midi, et encore... Malgré tout ceci, elle ressentait quand même les séquelles de la fatigue. La jeune fille avait eu un mal fou à s'assoupir depuis les évènements survenus la veille. Peut-être n'était-ce qu'un rêve..? Elle avait si longtemps et si souvent espérée être appelée par quelconque signe d'un autre monde, moins banal que le sien, que l'étonnement serait absent si elle découvrait par hasard que cela n'était que le fruit de son imagination.
Sur ce, Aurelianne se résigna enfin à sortir de son lit, nid si confortable qu'elle ne voulait absolument pas quitter. Ses mouvements furent pénibles et faisaient craquer ses os endoloris.
En voilà une fille forte! se dit-elle. Même pas capable de se lever sans que ses os crient l'agonie!
Elle réussit, non sans mal, cette dure épreuve qui avait en fait rien de bien compliqué. La jeune fille se fraya ensuite un chemin parmi les bouquins surplombant le sol de sa chambre.
Elle s'imagina dans un marécage fétide, à la terre visqueuse et grisâtre. Aurelianne, dans toute la sincérité de son être, trouvait que cette activité était une des plus palpitantes.
Elle entendit, de l'autre côté de sa porte bien fermée dont quelques rayons de lumières perçait dans la solide obscurité, la voix de sa mère murmurer des phrases dénuées de sens, avant de transformer cette voix douce et on ne peu plus féminine en sons gutturaux criant bataille à la jeune nymphe du marécage.
-Voyons si tu peux m'attraper... chuchota Aurelianne dans son univers imaginaire. Moi, Seersha Moonlight, la vierge des Terres Glauques, je vous défie de seulement essayer de me toucher...

La bête arriva. La peau verdâtre et les yeux éteints de couleur fauve, les cheveux noirs ballotés par un vent à l'odeur répugnante typique des marais, elle tira une épée d'obsidienne. La vierge dégaina une dague d'argent incrustée de pierreries, et défia la créature, qui ria en voyant le faible équipement de sa petite ennemie.
-Seersha Moonlight, entama l'être bestial, serais-tu celle qui autrefois déchira le monde Noir en deux?
Sa voix était empreinte de sarcasme, comme si cette horrible créature refusait d'admettre que cette enfant aurais pu faire quoi que ce soit pour détruire le mal.
-Tu as tout compris, lui répondit autainement son ennemie, ce qui fit apparaître la peur sur le visage de la bête. Maintenant, prépare-toi à mourir! Darkelam radios argetsharr!
Un éclair de lumière dorée vint frapper la créature en pleine poitrine. Soudain, brisant le mur de ténèbres qui pesait sur les marais, elle s'illumina, comme traversée de rayons solaires et devint comme un cocon lumineux. Le cocon disparut aussi soudainement qu'il était venu, emportant corps et âme de la bête jadis à cet endroit.


-Aurelianne, tu es réveillée?
Une voix de petit garçon retentit. Aurelianne aurait tout fait pour pouvoir répondre un simple "non", mais la crédibilité et son combat imaginaire aurait tôt fait de la trahir.
-Malheureusement oui, annonça-t-elle.
La porte s'ouvrit à la volée. Un petit bonhomme arriva dans la pièce, tout excité. Ses cheveux châtains en bataille étaient recouverts d'une casquette foncée, et ses grands yeux bleus à l'air espiègle lançaient des regards de malfaiteur. Il se nommait Andrew, et il était particulièrement agaçant selon sa grande soeur, Aurelianne. Il prit alors la parole:
-Je peux t'emprunter...Mais où as-tu trouvé ça?
Andrew avança, les yeux ronds, le doigt pointé, vers l'Étoile, qui brillait malgré l'obscurité de la pièce aux rideaux tirés. Il tendit la main pour se saisir du précieux objet, mais Aurelianne la fit rapidement dévier d'un coup sec, avant même que son petit frère puisse y toucher. L'Étoile envoyait ses milles feux azurés sur le visage du petit garçon, visiblement contrarié.
-C'est à moi! le coupa rudement Aurelianne.
-Tu n'as pas répondu à ma question, répondit Andrew. Où l'as-tu trouvé?
-Ça ne te regarde pas!
Bien consciente du risque que son petit frère la prenne pour une voleuse d'objets d'arts, Aurelianne prit tout de même l'Étoile et poussa Andrew hors de sa chambre. Elle prit soin de vérouiller la serrure de sécurité, au cas où il insisterais. La jeune fille poussa un long soupir et jeta l'Étoile sur son lit. Elle se dirigea vers la penderie, et s'habilla en vitesse. Elle passa un coup de peigne dans ses cheveux et les attacha en queue de cheval.
Aurelianne devait absolument contacter Justin, son meilleur ami. Le garçon n'avait que quelques mois de plus que son amie, et ils se connaissaient depuis leur plus tendre enfance. Il était le meilleur confident pour se questionner à propos de l'Étoile.
La jeune fille fourra le précieux objet au fond de la poche. Elle dévérouilla la serrure de sa chambre et traversa le seuil.
Dans la maison, de doux rayons de soleil dorés réchauffaient agréablement l'atmosphère en pénétrant à l'intérieur par les nombreuses fenêtres. La lumière était accueilante pour la famille Snowhawke. Les pièces étaient généreusement meublés par des atricles plus ou moins récents, et la cuisine comportait une également les appartements de Gus.

# Posté le samedi 02 mai 2009 16:30

Modifié le mardi 05 mai 2009 17:31

Chapitre II: Les Corbeaux (suite)

Chapitre II: Les Corbeaux (suite)
Aurelianne fila vers la boîte à pain, et se prépara deux rôties bien apétissantes. Elle se gava bien assez vite, la faim se réveillant de plus en plus dans son corps encore engourdi. Lorsqu'elle eût fini de se nourir avec gourmandise, elle débarrassa la table et la nétoya. Elle retourna vers sa chambre et y pris un livre. Elle pénétra pronfondément dans l'histoire et accompi un chapitre de l'épopée regroupant quatre guerriers devant trouver une épée étant capable de sauver le monde. Mais quelque chose l'immergea d'un coup sec de son univers. Une impression... étrange.
Soudain, la question la frappa en plein visage comme un coup de pelle: mais où était donc sa famille?!
D'habitude, Andrew lui tournait autour pour lui demander de convaincre leur mère d'inviter tel ou tel de ses amis, et Amélie parlait au téléphone (Aurelianne comprit enfin pourquoi elle avait réussi à finir un chapitre entier). Mais maintenant, la maison était si calme... Le silence pesait lourd sur la conscience de la jeune fille. Son inquiétude explosa.
-Ok, se dit elle pour se rassurer. Ils sont sûrement partis au super-marché! (Sa voix se brisa) Sauf qu'il n'ouvre qu'à quatorze heures... Tanpis! Je vais les attendre, il finirons bien par revenir.
Mais il ne vinrent pas. Trente longues minutes passèrent, et toujours rien. Fatiguée d'attendre évidemment en vain, Aurelianne prit sa blouse de laine rouge. Elle chuchota quelques mots:
-S'ils ne viennent pas à moi, JE viendrai à eux.
La jeune fille prit son sac parée pour l'aventure et le mit en bandoulière. Les sacs à dos ne lui faisaient pas. Elle ouvrit la porte et sortit à l'extérieur, se retrouvant face au Soleil. L'air était pesant.
Aurelianne fit un pas. Elle remarqua que la forêt était muette. Il n'y avait absolument aucun son, mis à part la respiration sifflante de la jeune fille. La résidance Snowhawke était un peu à l'écart de Winterhollow, perdu entre les montagnes et les forêts environnantes.
Aurelianne tendit l'oreille pour essayer de déceler un bruit quelconque. Mais ni un craquement d'herbe, ni un chant d'oiseau, ni une brise ne se fit entendre. Mais surtout, aucun bruit humain n'avait l'air d'exister. Intriguée, la jeune fille se résigna à continuer son chemin vers la ville. Elle suivit le sentier qui coupait au travers de la Winterhollow's Forest, le même qui lui avait valu la rencontre des lutins.
Le chemin était bien plus oppressant que le jardin Snowhawke. L'adolescente serrait son sac si fort que ses jointures étaient virées au blanc laiteux. Plus par paranoïa que par précaution, elle sortit un ridicule canif de celui-ci.
Après quelques minutes, non d'heures, de jours, non, de secondes... Tout était devenu si confu... Bref, après la longue marche pénible, elle atteint le village. Il n'avait pas échappé à la soudaine disparition de tout le monde. Pas un bruit. Aurelianne refit une tentative pour déceler un son. Cette fois-ci, elle réussit à percevoir un lointain croassement. Non, de nombreux croassements, mais le bruit était encore trop éloigné pour en estimer le nombre.
L'adolescente décida d'aller voir ça de plus près. Vers le centre de Winterhollow, les croassements s'intensifièrent, et à mesure que la jeune fille s'approchait de la rue principale, les hurlement d'oiseaux ressemblant de plus en plus à des animaux comme la corneille ou son cousin, le corbeau, redoublaient de vigueur.
C'est alors qu'elle les vit.

# Posté le lundi 19 octobre 2009 21:08

Super Blog-Mini-Publication-de-livre

J'ai par hasard découvert ce super blog axé sur le même thème qu'ici: La publication d'un futur roman hyper populaire. :P Je vous conseille vivement d'aller voir, car ça vaut la peine. Vidéo réalisée par Buulle :)
Ici!

# Posté le lundi 04 mai 2009 20:35

Histoire touchante (Entre-deux)

Histoire touchante (Entre-deux)
Excusez-moi d'interrompre la magnifique épopée trop hot que vous lisez en cet instant mais je vais vous montrer une petite hitoire vraiment cute qui m'a -je dois l'avouer- fait pleurer en la lisant.

Ceci est un "entre-deux", une histoire touchante qui mérite d'être lue.





Dans un magasin je me suis retrouvée dans l'allée des jouets. Du coin de l'oeil, j'ai remarqué un petit bonhomme d'environ 5 ans, qui tenait une jolie petite poupée contre lui...


Il n'arrêtait pas de lui caresser les cheveux et de la serrer doucement contre lui. Je me demandais à qui était destinée la poupée. Puis, le petit garçon se retourna vers la dame près de lui: " Ma tante, es-tu certaine que je n'ai pas assez de sous?"
La dame lui répondit avec un peu d'impatience:
"tu sais que tu n'as pas assez de sous pour l'acheter " .


Puis sa tante lui demanda de rester là, et de l'attendre quelques minutes.
Puis elle partit rapidement.


Le petit garçon tenait toujours la poupée
dans ses mains. Finalement, je me suis dirigée vers lui, et lui ai demandé
à qui il voulait donner la poupée.
" C'est la poupée que ma petite soeur désirait plus que tout pour Noël
Elle était sûre que le Père Noël la lui apporterait
"Je lui dis alors qu'il allait peut-être lui apporter."
Il me répondit tristement: " Non, le Père Noël ne peut pas aller là où ma petite soeur se trouve
maintenant... "


"Il faut que je donne la poupée à ma maman pour qu'elle la lui apporte"
Il avait les yeux tellement tristes en disant cela.
"Elle est partie rejoindre Jésus. Papa dit que maman va aller retrouver Jésus bientôt elle aussi, alors j'ai pensé qu'elle pourrait prendre la poupée avec elle et la donner à ma petite soeur "
Mon coeur s'est presque arrêté de battre.


Le petit garçon a levé les yeux vers moi et m'a dit: " J'ai dit à papa de dire à maman de ne pas partir tout de suite. Je lui ai demandé d'attendre que je revienne du magasin "
Puis il m'a montré une photo de lui prise dans le magasin, sur laquelle il tenait la poupée en me disant: "Je veux que maman apporte aussi cette photo avec elle, comme ça,elle ne m'oubliera pas. J'aime ma maman et j'aimerai qu'elle ne me quitte pas, mais papa dit qu'il faut qu'elle aille avec ma petite soeur"
Puis il baissa la tête et resta silencieux. Je fouilla dans mon sac à mains, et j'en sorti une liasse de billets et je demanda au petit garçon: "Et si on recomptait tes sous une dernière fois pour être sûrs? "
"OK", dit-il, "Il faut que j'en ai assez" .


Je glissai mon argent avec le sien et nous avons commencé à compter.
Il y en avait amplement pour la poupée et même plus. Doucement, le petit garçon murmura: "Merci Jésus pour m'avoir donné assez de sous".
Puis il me regarda et dit: "J'avais demandé à Jésus de
s'arranger pour que j'ai assez de sous pour acheter cette poupée afin que ma maman puisse l'apporter à ma soeur. Il a entendu ma prière. Je voulais aussi avoir assez de sous pour acheter une rose blanche à ma maman, mais je n'osais pas lui demander. Mais il m'a donné assez de sous pour acheter la poupée et la rose blanche. Vous savez, ma maman aime tellement les roses blanches..."


Quelques minutes plus tard, sa tante revint, et je m'éloignai en poussant mon panier. Je terminai mon magasinage dans un état d'esprit complètement différent de celui dans lequel je l'avais commencé.


Je n'arrivais pas à oublier le petit garçon. Puis, je me suis rappelée un article paru dans le journal quelques jours auparavant, qui parlait d'un conducteur en état d' ivresse qui avait frappé une voiture dans laquelle se trouvait une jeune femme et sa fille.
La petite fille était morte sur le coup et la mère gravement blessée.
La famille devait décider s'ils allaient la faire débrancher du respirateur.
Est-ce que c'était la famille de ce petit garçon? Deux jours plus tard, je lu dans le journal que la jeune femme était morte. Je ne pu m'empêcher d'aller acheter un bouquet de roses blanches et me rendre au salon mortuaire où était exposée la jeune dame.


Elle était là,
tenant une jolie rose blanche dans sa main, avec la poupée et la photo du petit garçon dans le magasin. J'ai quitté le salon en pleurant sentant que ma vie changerait pour toujours. L'amour que ce petit garçon éprouvait pour sa maman et sa soeur était tellement grand, tellement incroyable. Et en une fraction de seconde, un conducteur ivre lui a tout enlevé...



Maintenant, tu as deux choix :
1) mettre cet arcticle dans ton blog
2) faire comme si tu l'avais pas lu et qu'il ne t'avait pas touché

Si tu le mets dans ton blog peut-être que tu empêcheras quelqu'un de conduire après avoir consommé.


Ce n'est pas une chaîne stupide qui portera malechance ou je ne sais quelle autre stupidité si on la brise : voyez plutôt ceci comme une sorte de pétition contre la boisson en trop grosse quantité, et les milliers de morts par ans par accident de voiture : cette mort, ne devrait pas exister !

Et non ce n'est pas moi qui a vécu cette histoire ^^

# Posté le lundi 04 mai 2009 20:47

Cataclysm

Cataclysm est un joyeux forum RPG en quête de membres, venez-y donc en grand nombre!

Merci à Ielenna de son blog Trailers pour fictions pour cette magnifique BA :D
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# Posté le mercredi 20 janvier 2010 21:10